Une décision prise à l’issue d’un contrôle DGCCRF vient d’être notifiée à votre entreprise. Il peut s’agir d’une amende administrative, d’une injonction de mise en conformité, d’une liquidation d’astreinte ou encore d’une mesure de publication.
La priorité consiste à sécuriser le délai de recours. Un échange informel avec le service de contrôle ne suffit pas nécessairement à préserver vos droits.
Réunissez immédiatement la décision, les preuves de sa notification et les principales pièces du dossier :
- l’accusé de réception ;
- les courriers reçus pendant la procédure contradictoire ;
- les observations déjà transmises ;
- les documents comptables, contractuels ou commerciaux concernés.
La procédure de contestation n’est ni automatique ni identique pour toutes les décisions de la DGCCRF. Il faut identifier le fondement de la décision, la voie de recours adaptée, l’autorité ou la juridiction compétente et, le cas échéant, les mesures d’urgence à engager.
L’analyse par un avocat DGCCRF permet notamment de sécuriser ces choix avant l’expiration du délai de recours.
Recours décision DGCCRF : les premiers réflexes
Avant toute démarche, vérifiez :
- la date de notification ;
- la nature de la mesure prononcée ;
- l’identité de son auteur et de son signataire ;
- les voies et délais de recours mentionnés ;
- l’existence d’une exécution ou d’une publication imminente.
Un recours contre une décision DGCCRF ne suspend pas automatiquement son exécution. Lorsqu’une exécution ou une publication est imminente, une procédure d’urgence peut donc devoir être envisagée parallèlement au recours au fond.
Quel est le délai pour contester une décision de la DGCCRF ?
En principe, le recours contentieux doit être exercé dans les deux mois suivant la notification régulière de la décision. Il faut toutefois vérifier les voies et délais indiqués dans la notification ainsi que les éventuelles règles particulières applicables à la décision.
La date inscrite sur la décision n’est pas nécessairement le point de départ du délai : c’est la date de sa notification régulière qui doit être déterminée. Il est donc important de conserver les preuves de notification.
Un recours gracieux ou hiérarchique régulièrement formé dans le délai contentieux interrompt ce délai. Un nouveau délai recommence à courir après le rejet du recours administratif.
En principe, le silence de l’administration pendant plus de deux mois sur ce recours vaut décision de rejet. Il ne faut donc pas attendre indéfiniment une réponse avant de vérifier le nouveau délai pour saisir le juge.
Le recours contre une décision de la DGCCRF est-il suspensif ?
En principe, un recours gracieux, hiérarchique ou contentieux ne suspend pas l’exécution de la décision.
En cas d’urgence, l’entreprise peut demander un référé-suspension. Elle doit alors démontrer l’urgence et invoquer au moins un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Un recours au fond doit également avoir été introduit. Une publication imminente ou des conséquences économiques graves peuvent notamment être prises en compte pour apprécier l’urgence.
Lorsque le recouvrement d’une amende a donné lieu à l’émission d’un titre de perception, sa contestation suit une procédure distincte. Régulièrement formée, cette contestation suspend le recouvrement de la créance.
Quels recours exercer contre une décision de la DGCCRF ?
Trois principales voies peuvent être envisagées :
- le recours gracieux, pour demander à l’administration qui a pris la décision de la réexaminer ;
- le recours hiérarchique, pour demander un réexamen par l’autorité supérieure compétente ;
- le recours contentieux, pour demander au juge administratif d’annuler ou de réformer la décision.
Le choix dépend du fondement de la décision, des délais, de l’urgence et des objectifs de l’entreprise. En pratique, il doit aussi être proportionné à l’enjeu financier ou réputationnel de la décision et à la solidité des arguments disponibles.
Un recours administratif peut permettre à l’administration de réexaminer la décision avant la saisine du juge.
Il ne constitue toutefois pas une étape systématique : selon l’urgence et les moyens disponibles, une saisine directe du juge peut être préférable.
La stratégie de contestation dépend de la nature exacte de la décision reçue.
Une amende administrative suppose notamment d’examiner la légalité de la sanction et son montant, selon le régime applicable aux sanctions DGCCRF.
Une injonction DGCCRF nécessite notamment d’examiner les obligations de mise en conformité imposées, les délais accordés et les conséquences d’une éventuelle inexécution.
En matière de délais de paiement DGCCRF, la contestation dépend notamment des factures concernées, du régime applicable et des éléments retenus par l’administration.
Enfin, une procédure pénale ne relève pas des mêmes voies de recours qu’une décision administrative. Une transmission au procureur ou des poursuites devant le tribunal correctionnel ne se contestent pas devant le tribunal administratif.
Notre cabinet peut déterminer la voie de recours adaptée à votre situation et établir un calendrier procédural sécurisé.
Quand exercer un recours gracieux contre une décision de la DGCCRF ?
Le recours gracieux consiste à demander à l’administration qui a pris la décision de la réexaminer afin d’en obtenir le retrait ou la modification.
Il peut être pertinent lorsque la décision repose sur une erreur de fait ou de calcul, lorsqu’un élément important n’a pas été pris en compte ou lorsque l’entreprise dispose d’éléments nouveaux, notamment après une régularisation.
Comment formuler le recours gracieux ?
Le recours doit identifier clairement la décision contestée, exposer les arguments invoqués et préciser ce que l’entreprise demande. Il doit être accompagné des pièces utiles et transmis par un moyen permettant de prouver sa date de réception.
Un recours gracieux doit être argumenté et documenté : la bonne foi de l’entreprise ou une simple demande de clémence ne suffisent généralement pas. Il permet un réexamen du dossier, sans garantir le retrait ou la modification de la décision.
Quand exercer un recours hiérarchique contre une décision de la DGCCRF ?
Le recours hiérarchique consiste à demander à l’autorité supérieure de celle qui a pris la décision de réexaminer le dossier. L’autorité compétente dépend toutefois de la décision concernée et du texte applicable : elle doit donc être vérifiée avant l’envoi du recours.
Ce recours peut être pertinent lorsque l’entreprise conteste notamment une erreur de droit, une erreur d’appréciation ou la proportionnalité de la mesure. Il doit exposer clairement les motifs de la contestation et la modification demandée.
Comment contester une décision de la DGCCRF devant le tribunal administratif ?
Le recours contentieux permet à l’entreprise de saisir le tribunal administratif pour contester la décision. En principe, cette saisine peut intervenir directement lorsqu’aucun texte n’impose un recours administratif préalable.
Le tribunal du siège social n’est pas automatiquement compétent. Pour les litiges liés aux activités professionnelles et aux sanctions administratives correspondantes, la juridiction compétente dépend notamment de l’établissement ou de l’exploitation à l’origine du litige. Elle doit donc être vérifiée au regard de la décision et de la situation de l’entreprise.
Selon le régime applicable, le juge peut notamment annuler ou réformer la décision, par exemple en réduisant le montant d’une sanction. Les demandes doivent être formulées précisément dans la requête et, dans certaines procédures, la représentation par avocat peut être obligatoire.
Un cabinet d’avocat spécialisé peut vérifier la juridiction compétente, identifier les moyens de contestation et engager le recours contentieux adapté à la décision reçue.
Quels moyens invoquer pour contester une décision de la DGCCRF ?
La contestation peut porter sur la régularité de la décision comme sur son bien-fondé. Il faut notamment vérifier la compétence de son auteur, sa motivation et le respect de la procédure contradictoire.
La décision peut également être contestée lorsqu’elle repose sur des faits inexacts ou incomplets, sur une mauvaise interprétation du droit ou sur une qualification juridique erronée.
Enfin, lorsqu’une sanction est prononcée, son caractère proportionné peut être discuté au regard de la gravité du manquement et des circonstances propres au dossier.
Les moyens doivent être sélectionnés et hiérarchisés en fonction de la décision et des pièces du dossier : leur accumulation ne renforce pas nécessairement le recours. Une analyse juridique permet d’identifier les arguments les plus solides.
Pourquoi consulter un avocat DGCCRF ?
La contestation d’une décision de la DGCCRF peut nécessiter d’agir rapidement et de coordonner plusieurs questions : délai de recours, choix de la procédure, arguments à soulever et éventuelles mesures d’urgence.
Une analyse juridique du dossier permet de sécuriser ces choix et d’éviter qu’une erreur procédurale fragilise le recours.

