Créer une Société à Dubaï : Guide Pratique 2026 (Fiscalité, Résidence et Pièges à Éviter)

Introduction : pourquoi créer une société à Dubaï en 2026 ?

Vous cherchez à créer une société à Dubaï en 2026 ? Cet article vous donne les clés pratiques pour y parvenir, mais surtout, il vous éclaire sur ce que la plupart des guides oublient de mentionner : la fiscalité et la résidence fiscale. Créer une société à Dubaï est un processus simple, rapide et sécurisé, à condition d’être bien guidé. Les fondateurs de creer-societe-dubai.fr sont de très bons professionnels expérimentés dans la création d’entreprise aux Émirats Arabes Unis. Nous collaborons avec eux.

Créer une société à Dubaï est rapide — comptez généralement 5 à 10 jours ouvrés pour obtenir votre licence commerciale. Les démarches administratives sont fluides, les Free Zones rivalisent d’efficacité, et l’écosystème entrepreneurial des Émirats Arabes Unis attire chaque année des milliers d’entrepreneurs européens. Mais voici le point essentiel que je souhaite clarifier dès maintenant, en tant qu’avocat fiscaliste français : créer une société à Dubaï ne suffit pas à échapper à l’impôt en France. L’intérêt stratégique et fiscal de la création d’une société à Dubaï réside dans l’accès à un environnement économique attractif, mais il est essentiel de bien comprendre les implications fiscales internationales.

Article mis à jour en janvier 2026, avec intégration de la jurisprudence fiscale 2024–2025 et des évolutions réglementaires récentes.

Ce guide s’adresse aux résidents fiscaux français, aux entrepreneurs du digital, du e commerce, aux consultants indépendants et aux investisseurs qui envisagent une installation réelle aux Émirats. Si vous pensez que la simple immatriculation d’une société à Dubaï, que ce soit offshore ou en Free Zone, vous permettra de « ne plus payer d’impôts », vous risquez de sérieuses déconvenues avec l’administration fiscale française.

Dans les sections suivantes, vous découvrirez :

  • Le panorama des structures disponibles (Free Zone, Mainland, Offshore, freelance)
  • Les étapes pratiques de création d’une société à Dubaï
  • Les coûts réels en 2026
  • Un focus juridique sur la résidence fiscale et les risques de requalification
  • L’accompagnement qu’un avocat fiscaliste français peut vous apporter

SOMMAIRE :

  1. L’essentiel à retenir avant de créer une société à Dubaï
  2. Pourquoi créer une société à Dubaï : avantages concrets en 2026
  3. Quel type de structure choisir à Dubaï ? Free Zone, Mainland, Offshore ou freelance
  4. Étapes clés pour créer une société à Dubaï en pratique
  5. Compte bancaire et gestion financière à Dubaï
  6. Coûts pour créer et faire vivre une société à Dubaï en 2026
  7. Résidence fiscale : créer une société à Dubaï ne suffit pas
  8. Comment un avocat fiscaliste français peut sécuriser votre projet à Dubaï
  9. FAQ rapide sur la création de société à Dubaï et la fiscalité

L’essentiel à retenir avant de créer une société à Dubaï

Avant d’entrer dans le détail, voici les messages clés à garder en tête :

  • Dubaï est un hub international majeur : le PIB des Émirats Arabes Unis avoisine 545 à 560 milliards USD, avec plus de 40 Free Zones actives en 2026 et une croissance soutenue depuis 2020.
  • L’impôt sur les sociétés est de 9 % uniquement au-delà de 375 000 AED de bénéfice annuel (environ 93 000 à 95 000 € selon le taux de change 2026). En dessous de ce seuil, le taux est de 0 %.
  • La TVA aux Émirats est de 5 %, avec obligation d’enregistrement à partir d’un chiffre d’affaires de 375 000 AED sur 12 mois glissants.
  • Quatre types de structures existent : Free Zone Company (onshore en zone franche), Mainland LLC (société à responsabilité limitée enregistrée au DED), Offshore non résidente, et le statut freelance.
  • Sans transfert effectif de résidence fiscale, le fisc français peut continuer à vous imposer sur vos revenus mondiaux, même avec une société émirienne parfaitement constituée.
  • Les montages artificiels sont ciblés : depuis les renforcements CRS (Common Reporting Standard) et les exigences GAFI, les structures sans substance réelle sont détectées et requalifiées.
  • L’accompagnement par un avocat fiscaliste français permet de sécuriser votre expatriation et d’éviter les erreurs qui peuvent coûter très cher lors d’un contrôle fiscal.

 

Pourquoi créer une société à Dubaï : avantages concrets en 2026

Les Émirats Arabes Unis offrent un cadre exceptionnel pour les entrepreneurs internationaux. Voici les avantages concrets que vous pouvez en tirer en 2026 :

  • Fiscalité attractive sur les sociétés : pas d’impôt sur les dividendes locaux, corporate tax à 9 % seulement au-dessus de 375 000 AED, absence d’impôt sur la fortune et sur les successions aux Émirats.
  • Stabilité politique et vision économique : la stratégie « Dubai Economic Agenda D33 » vise à doubler l’économie de Dubaï entre 2023 et 2033, renforçant l’attractivité pour les entrepreneurs européens et du monde entier, et illustrant la croissance économique dynamique de la région.
  • Idéal pour le business international : e commerce, coaching en ligne, services B2B, SaaS — vous pouvez facturer en dollars, euros ou AED depuis une société basée à Dubaï, avec accès à l’Asie, l’Europe et le Moyen Orient.
  • Infrastructure de premier plan : Dubai International Airport (l’un des plus fréquentés au monde), port de Jebel Ali, réseau fibre optique, plus de 35 zones franches sectorielles (DIFC pour la finance, DMCC pour le commerce international, Dubai Internet City pour la tech).
  • Propriété 100 % étrangère : dans les Free Zones et désormais dans la plupart des secteurs Mainland, vous êtes propriétaire à 100 % de votre société sans sponsor local.
  • Écosystème pro-business : visas de résidence pour investisseurs et familles, centres d’affaires modernes, communauté francophone active.

Dubaï attire de nombreuses entreprises grâce à ses infrastructures modernes et à son climat agréable (sauf en été…).

Dubaï est également un hub logistique stratégique, facilitant les affaires entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique.

Enfin, Dubaï est considérée comme une destination prisée pour les entrepreneurs et investisseurs du monde entier.

Cependant, il y a un revers à cette médaille :

  • Respect des normes internationales : CRS, substance économique, échanges automatiques d’informations bancaires avec la France.
  • Contrôles renforcés sur l’origine des fonds et la réalité de l’activité.
  • Exigences croissantes des banques locales pour l’ouverture de compte.

Un avocat fiscaliste français permet de transformer ces avantages en stratégie pérenne, plutôt qu’en simple « optimisation » fragile face à l’administration fiscale.

Pour réussir à Dubaï, il est indispensable de faire preuve de savoir-faire et d’expertise afin de s’adapter à la concurrence et de tirer parti des opportunités offertes par cette juridiction.

Une vue panoramique du quartier d'affaires de Dubaï, illustrant des gratte-ciels modernes qui s'élèvent sous un ciel bleu éclatant. Ce paysage emblématique des Émirats Arabes Unis reflète le dynamisme et l'essor des entreprises dans cette région du Moyen-Orient.

 

Quel type de structure choisir à Dubaï ? Free Zone, Mainland, Offshore ou freelance

Le choix de la structure détermine votre capacité à travailler avec le marché local des Émirats, votre fiscalité, votre accès aux visas et la facilité d’ouverture d’un compte bancaire professionnel.

Pour un entrepreneur français, la question n’est pas seulement « où payer le moins d’impôts », mais « quelle structure est cohérente avec mon modèle économique et défendable fiscalement en cas de contrôle en France ».

La société Mainland, par exemple, est une entreprise enregistrée directement auprès des autorités locales des Émirats arabes unis et régie par le droit local.

Certaines structures « offshore » utilisées avant 2020 sont désormais beaucoup plus risquées et souvent incompatibles avec une volonté réelle de s’expatrier proprement.

Pour gérer efficacement les démarches administratives, juridiques et fiscales lors du choix de la structure, il est recommandé d’avoir en tête les informations suivantes :

 

Free Zone Company (société en zone franche)

Les Free Zones sont des juridictions onshore spécifiques à Dubaï, créées pour attirer les investisseurs étrangers. Parmi les plus connues : DMCC, IFZA, JAFZA, Dubai Media City, Dubai Silicon Oasis.

  • Propriété 100 % étrangère : pas besoin de sponsor local, l’investisseur étranger détient la totalité du capital.
  • Visas de résidence : entre 1 et 6 visas selon la taille de la licence et la freezone choisie.
  • Fiscalité : corporate tax à 9 % au-delà de 375 000 AED, TVA à 5 % au-dessus du seuil d’enregistrement, possibilité d’exonérations sous conditions dans certaines zones.
  • Limites : interdiction en principe de commercer directement avec le marché Mainland sans distributeur, exigence croissante de « substance » (bureaux, salariés, direction locale) pour bénéficier des avantages fiscaux.

Ce format est recommandé pour les activités internationales : consulting, e commerce hors EAU, SaaS, infoprenariat. Sous réserve d’une cohérence avec la résidence fiscale réelle du dirigeant.

 

Mainland Company (LLC enregistrée au DED)

La Mainland Company est une société enregistrée auprès du Department of Economy and Tourism (DET, ex-DED) de Dubaï, autorisée à opérer sur tout le territoire des Émirats.

  • Propriété étrangère à 100 % possible depuis 2021 dans la majorité des secteurs, certaines activités sensibles restant soumises à participation locale.
  • Adaptée aux commerces physiques : restaurants, agences immobilières, services locaux à Dubaï, avec possibilité de louer un vrai local et de traiter avec des clients résidents.
  • Coûts plus élevés : licences souvent supérieures à certaines Free Zones, loyer de bureaux, charges, mais meilleure crédibilité locale et flexibilité pour embaucher.
  • Intéressante fiscalement si le dirigeant vit réellement aux Émirats avec présence physique et centre des intérêts économiques déplacé.

Un bureau moderne avec une vue panoramique sur la ville de Dubaï, mettant en avant des espaces de travail collaboratifs. Ce cadre dynamique est idéal pour les entrepreneurs souhaitant créer une société dans les Émirats arabes unis, en profitant des avantages des zones franches et du centre d'affaires de Dubaï.

 

Offshore Company aux Émirats (JAFZA Offshore, RAK ICC, etc.)

La société offshore est une entité non résidente aux Émirats : pas d’activité commerciale locale, pas de bureaux physiques sur le territoire, pas de visa de résidence associé.

  • Utilisations classiques : détention de participations, import export hors EAU, logement d’actifs (navires, investissements, parfois immobilier selon les règles locales).
  • Ouverture de compte bancaire difficile sans véritable substance et sans lien économique clair avec les Émirats.
  • Risque majeur pour un résident fiscal français : utiliser une offshore à Dubaï pour facturer ses prestations tout en continuant de vivre en France expose à des requalifications (société écran, abus de droit, société contrôlée depuis la France).

N’utilisez une offshore qu’intégrée dans une structuration internationale cohérente, validée en amont par un avocat fiscaliste et alignée avec les conventions fiscales applicables.

 

Statut freelance (freelance permit / sole establishment)

Le « freelance permit » ou licence de travailleur indépendant est proposé dans certaines Free Zones (Dubai Media City, TECOM, RAKEZ) pour consultants, créateurs de contenu, développeurs.

  • Coûts de lancement plus faibles qu’une société complète, procédure simplifiée.
  • Facturation légale aux Émirats et à l’international.
  • Limites : nombre de visas souvent restreint, certaines banques plus frileuses pour ouvrir des comptes professionnels.
  • Attention aux « visas freelance » vendus en pack par des intermédiaires sans véritable activité locale : souvent considérés comme artificiels par les banques et inefficaces pour prouver un changement de résidence fiscale.

Ce statut convient pour tester le marché de Dubaï, à condition de l’intégrer dans un plan global : installation réelle, ouverture de compte, logement, scolarisation des enfants le cas échéant.

 

Étapes clés pour créer une société à Dubaï en pratique

La création d’une société à Dubaï peut se faire en 1 à 3 semaines avec un bon accompagnement. Voici les étapes chronologiques :

Certaines démarches peuvent être réalisées via des sites spécialisés, facilitant ainsi l’accès aux services et informations nécessaires à l’implantation.

Étape 1 – Définir l’activité et la structure : Choisir entre Free Zone, Mainland, Offshore ou freelance selon l’activité réelle, le marché cible et votre situation fiscale personnelle (déjà expatrié ou encore résident français).

Étape 2 – Choisir la juridiction et la Free Zone : Comparer 3 à 4 zones majeures (DMCC, IFZA, JAFZA, Dubai Silicon Oasis) sur la base des coûts de licence, de la possibilité de 100 % ownership et des exigences de bureaux.

Étape 3 – Réserver le nom commercial : Procédure auprès du DET pour Mainland ou de l’autorité de la zone franche. Délais usuels : 24 à 72 heures. Règles : pas de termes offensants, cohérence avec l’activité déclarée.

Étape 4 – Préparer les documents

  • Passeport valide (le passeport et une photo d’identité sont généralement requis pour l’enregistrement d’une société)
  • Photos d’identité récentes
  • CV (selon les zones)
  • Business plan simplifié
  • Attestations bancaires
  • Pour les Français : légalisation ou apostille de certains documents si demandé

Étape 5 – Rédiger les statuts et signer les formulaires : Beaucoup de Free Zones proposent des modèles standard, mais une revue par un avocat peut être utile, surtout en présence de plusieurs associés.

Étape 6 – Choisir une solution de bureau : Flexi-desk, bureau partagé ou bureau fermé. La notion de « substance » (bureau réel, présence) est importante pour la crédibilité bancaire et fiscale.

Étape 7 – Obtenir la licence commerciale : Délai moyen : 5 à 10 jours ouvrés selon les zones et la complétude du dossier.

Étape 8 – Demander le visa de résidence : Entry permit, visite médicale, prise d’empreintes biométriques obligatoire pour obtenir l’Emirates ID, qui permet d’accéder aux services gouvernementaux et à la vie quotidienne à Dubaï. Les visas sont nécessaires pour résider à Dubaï et leur obtention dépend de la taille de l’entreprise. Délai global : 2 à 4 semaines.

Étape 9 – Ouvrir un compte bancaire professionnel : L’ouverture d’un compte bancaire professionnel est une étape clé dans le processus de création d’une société à Dubaï. Banques locales : Emirates NBD, Mashreq, RAKBANK, ADCB. Exigences KYC strictes : preuve de résidence, business plan, chiffre d’affaires attendu.

La présence d’un conseil francophone connaissant à la fois le droit des émirats et le droit fiscal français réduit considérablement les risques d’erreurs de structuration dès ces étapes. Il est essentiel de se faire accompagner pour réussir son implantation à Dubaï, car la méconnaissance des réglementations peut entraîner des erreurs coûteuses.

De nombreuses sociétés locales proposent des offres d’accompagnement complètes, incluant la création d’entreprise, l’assistance pour la résidence émiratie (Emirate ID) et l’ouverture de compte, mais aucune n’offre une analyse de la résidence fiscale et sa sécurisation par un avocat fiscaliste français. C’est ici que nous intervenons.

Un professionnel est assis à un bureau moderne, signant des documents importants avec une vue urbaine sur Dubaï en arrière-plan. Cette scène évoque la création d'une société aux Émirats Arabes Unis, illustrant l'environnement dynamique des affaires dans cette région.

 

Compte bancaire et gestion financière à Dubaï

L’ouverture d’un compte bancaire professionnel est une étape incontournable dans la création d’une société à Dubaï. Pour toute entreprise souhaitant s’implanter durablement dans le centre d’affaires des Émirats Arabes Unis, la gestion financière doit être anticipée avec rigueur dès le départ.

Les banques aux Émirats, telles qu’Emirates NBD, Mashreq ou ADCB, proposent une large gamme de services adaptés aux besoins des entrepreneurs : comptes courants professionnels, solutions d’épargne, cartes bancaires, plateformes de gestion en ligne, et accès à des financements pour accompagner le développement de votre société à Dubaï. Le choix du type de compte dépendra de la structure de votre entreprise (Free Zone, Mainland, LLC, société offshore) et de la nature de vos activités (e commerce, import export, services B2B, etc.).

Pour ouvrir un compte bancaire aux Émirats Arabes Unis, il est indispensable de présenter un dossier complet comprenant la licence commerciale, les statuts de la société, l’Emirates ID du ou des propriétaires, ainsi que des justificatifs sur l’activité réelle et le chiffre d’affaires prévisionnel. Les banques appliquent des procédures strictes de vérification (KYC) et de lutte contre le blanchiment d’argent, ce qui implique de fournir des informations détaillées sur l’origine des fonds, la clientèle cible et la structure de l’actionnariat. Les sociétés à Dubaï doivent donc anticiper ces démarches et préparer une documentation solide pour faciliter l’ouverture du compte.

La gestion financière ne s’arrête pas à l’ouverture du compte : la tenue d’une comptabilité conforme, la déclaration de la TVA (5 % au-delà du seuil légal), et le respect des obligations fiscales locales sont essentiels pour pérenniser votre activité. Les Émirats Arabes Unis imposent désormais des standards internationaux en matière de transparence et de reporting, ce qui renforce l’importance d’un accompagnement par des spécialistes de la création d’entreprise à Dubaï.

Faire appel à un expert-comptable local vous permettra d’optimiser la gestion de votre société, de choisir les services bancaires les plus adaptés à votre projet, et de garantir la conformité de votre structure avec la réglementation des Émirats. Un accompagnement sur-mesure vous aidera également à anticiper les évolutions fiscales, à sécuriser vos flux financiers et à renforcer la crédibilité de votre entreprise auprès des banques et de vos clients.

En résumé, la réussite d’une société à Dubaï passe par une gestion financière irréprochable et l’ouverture d’un compte bancaire professionnel adapté à vos besoins. En vous entourant de spécialistes et en respectant les démarches locales, vous maximisez vos chances de prospérer dans l’écosystème dynamique des Émirats Arabes Unis.

 

Coûts pour créer et faire vivre une société à Dubaï en 2026

Les chiffres suivants sont des fourchettes indicatives 2025–2026. Ils varient selon la zone, le type de licence et le nombre de visas.

Type de structure Coût de création (1ère année) Renouvellement annuel
Free Zone (entrepreneur solo) 12 000 à 25 000 AED 8 000 à 20 000 AED
Mainland LLC 20 000 à 40 000 AED 15 000 à 25 000 AED
Offshore (RAK ICC, JAFZA) 8 000 à 15 000 AED 5 000 à 10 000 AED

Coûts récurrents additionnels :

  • Visa de résidence : environ 3 000 à 6 000 AED par personne
  • Assurance santé obligatoire : variable selon la couverture
  • Loyer résidentiel pour le dirigeant : à partir de 50 000 AED/an pour un appartement correct
  • Expert comptable local : 5 000 à 15 000 AED/an selon le volume d’activités

Point essentiel : ces coûts ne doivent être comparés à la fiscalité française évitée que si la résidence fiscale est réellement transférée. Sinon, vous cumulez les coûts émiratis ET l’imposition française.

Intégrez un budget pour conseil juridique et fiscal initial (consultation avec un avocat fiscaliste français) et pour la comptabilité locale, même si elle est plus légère qu’en France.

 

Résidence fiscale : créer une société à Dubaï ne suffit pas

Voici le point central de cet article, celui que beaucoup de « guides de création de société » passent sous silence : la clé n’est pas la société, mais votre résidence fiscale personnelle.

La définition française de la résidence fiscale

L’article 4 B du Code Général des Impôts définit le résident fiscal français selon quatre critères alternatifs :

  1. Le foyer : votre famille (conjoint, enfants) réside en France
  2. Le lieu de séjour principal : vous passez plus de 183 jours par an en France
  3. L’activité professionnelle principale : vous exercez votre profession principalement en France
  4. Le centre des intérêts économiques : vos investissements principaux, votre patrimoine, vos revenus majeurs sont en France

Un seul de ces critères suffit à vous maintenir résident fiscal français, même avec une société parfaitement constituée à Dubaï.

Exemples de montages risqués

  • Entrepreneur vivant en France mais facturant ses clients via une Free Zone, sans présence réelle à Dubaï
  • Propriétaire d’une offshore sans compte bancaire local et sans visa de résidence
  • Pseudo « visa freelance » sans activité économique effective, sans logement, sans intégration locale

La convention fiscale France–Émirats

La convention fiscale signée en 1989 (et modifiée ensuite) prévoit des règles de départage en cas de double résidence potentielle. Le critère du « centre des intérêts vitaux » est déterminant : où sont vos liens personnels et économiques les plus étroits ?

Organiser une vraie expatriation

Pour être considéré comme non résident fiscal français, vous devez :

  • Établir votre logement principal à Dubaï
  • Scolariser vos enfants aux Émirats le cas échéant
  • Maintenir une présence physique substantielle (idéalement plus de 183 jours par an à Dubaï)
  • Ouvrir des comptes bancaires locaux actifs
  • Développer une clientèle internationale, non exclusivement française

Les échanges d’informations automatiques

Les banques émiriennes appliquent les règles CRS (Common Reporting Standard) et transmettent des informations financières aux autorités fiscales des pays de résidence. Les montages opaques sont détectés. L’administration fiscale française reçoit automatiquement des informations sur les comptes détenus aux Émirats par ses résidents.

La structuration doit être pensée en amont avec un avocat fiscaliste français pour sécuriser la sortie de France, organiser la charge de la preuve et garantir la cohérence avec les textes et la jurisprudence.

 

Comment un avocat fiscaliste français peut sécuriser votre projet à Dubaï

Les services de « company setup » locaux sont efficaces pour créer votre société. Mais ils ne peuvent pas vous conseiller sur votre situation fiscale française ni sécuriser votre expatriation face à l’administration fiscale.

Les cabinets de conseil spécialisés à Dubaï assistent les entrepreneurs dans l’ensemble des démarches administratives, juridiques et fiscales nécessaires pour créer une société à Dubaï. Ils accompagnent également l’ouverture de comptes bancaires personnels et professionnels, et proposent souvent une assistance pour le logement, l’acquisition de véhicule et le développement de site web. De nombreux cabinets disposent d’équipes multilingues pour accompagner les clients internationaux, offrant ainsi une approche globale incluant le juridique, la comptabilité et la logistique. L’importance d’une équipe pluridisciplinaire réside dans sa capacité à fournir un accompagnement complet et personnalisé à chaque entrepreneur. Toutefois, aucune ne propose les services d’un avocat fiscaliste français.

Le rôle de l’avocat fiscaliste

  • Audit de votre situation actuelle en France : revenus, situation patrimoniale, structuration professionnelle, type d’activité, situation familiale
  • Analyse des risques de requalification : société écran, abus de droit, établissement stable en France
  • Élaboration d’un scénario d’expatriation réaliste : calendrier, étapes, preuves à constituer

Accompagnement sur la documentation

  • Constitution des preuves de départ de France (résiliation de bail, transfert de comptes, etc.)
  • Justificatifs de résidence à Dubaï (contrat de bail Ejari, factures locales, Emirates ID)
  • Conventions de management entre entités pour éviter les « établissements stables » cachés

Assistance dans la durée

  • Assistance en cas de contrôle fiscal en France
  • Réponses aux demandes d’informations de l’administration
  • Adaptation de la structure si la législation française ou émirienne évolue

Une consultation professionnelle se déroule dans un cabinet moderne, où un avocat discute avec un client des démarches pour créer une société à Dubaï. L'environnement est professionnel, avec des documents et des équipements liés aux entreprises aux Émirats arabes unis.

 

Vous envisagez de créer une société à Dubaï ? Un premier entretien permet d’analyser votre projet (activité, chiffre d’affaires, situation familiale) et de déterminer clairement si cette création a du sens pour vous — ou si elle vous exposerait à des risques inutiles.

 

FAQ rapide sur la création de société à Dubaï et la fiscalité

Puis-je rester fiscalement résident en France en ayant une société à Dubaï ? Oui, c’est même le cas par défaut. Si vous conservez votre foyer, votre résidence principale ou votre activité en France, vous restez imposable en France sur vos revenus mondiaux, y compris ceux de votre société de Dubaï.

Combien de temps faut-il pour obtenir un visa investisseur ? Comptez 2 à 4 semaines après l’obtention de la licence commerciale, sous réserve d’un dossier complet (visite médicale, prise d’empreintes, Emirates ID).

Les dividendes de ma société de Dubaï sont-ils imposables en France ? Si vous êtes résident fiscal français, oui. Les dividendes perçus d’une société étrangère sont imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire unique (30 %), selon votre choix.

L’administration française surveille-t-elle les montages Dubaï ? Absolument. Grâce à la norme CRS, les échanges automatiques d’informations bancaires et les exigences GAFI, l’administration reçoit des données sur les comptes et sociétés détenus aux Émirats par les résidents français.

En combien de temps puis-je créer ma société à Dubaï ? Généralement 1 à 3 semaines pour la société elle-même, puis 2 à 4 semaines supplémentaires pour le visa de résidence, sous réserve d’un dossier complet et d’un bon accompagnement.

Dois-je avoir un bureau physique à Dubaï ? Cela dépend de la structure. Les Free Zones proposent des solutions flexi-desk, mais une vraie présence (bureau, salariés) renforce votre crédibilité bancaire et votre position fiscale.

Quel est le capital minimum pour créer une société à Dubaï ? Il n’y a pas de capital minimum imposé dans la plupart des Free Zones et pour les LLC Mainland. Le capital déclaré est souvent symbolique (quelques milliers d’AED).

À partir de quel chiffre d’affaires dois-je enregistrer ma société à la TVA à Dubaï ? L’enregistrement à la TVA devient obligatoire à Dubaï dès que le chiffre d’affaires annuel atteint 375 000 AED. Il est donc essentiel de surveiller le chiffre d’affaires de votre société pour rester en conformité avec la réglementation fiscale locale.

Créer une société à Dubaï donne-t-il accès à un grand marché ? Oui, posséder une société à Dubaï permet d’accéder à un marché de près de 2 milliards d’habitants dans la région du Moyen-Orient, ce qui représente une opportunité majeure pour le développement international de votre activité.

Chaque situation est différente. Avant de quitter la France et de vous installer à Dubaï, une consultation personnalisée avec un avocat fiscaliste est indispensable pour sécuriser votre projet et éviter les mauvaises surprises.

 

La création d’une société à Dubaï n’est que la première étape d’un projet d’expatriation réussi. Le véritable enjeu réside dans le transfert effectif de votre résidence fiscale — un sujet complexe qui nécessite une expertise pointue en droit fiscal français et international.

Ne laissez pas votre projet reposer sur des montages fragiles. Un accompagnement par un avocat fiscaliste français dès le départ vous permettra de construire une structure solide, conforme aux exigences des deux juridictions, et capable de résister à un contrôle fiscal.

 

Pour en savoir plus :

Mise en ligne : 2 février 2023
Mis à jour : 12 janvier 2026

 

Rédacteur : Maître Elias BOURRAN, Avocat au Barreau de Paris et Docteur en Droit Fiscal

Vous avez besoin de conseils ?