Expatriation à Dubai : sécuriser son départ et sa résidence fiscale
S’expatrier fiscalement à Dubaï
S’expatrier à Dubaï est un projet qui séduit de plus en plus de Français, attirés par un cadre de vie moderne, une fiscalité avantageuse et un dynamisme économique unique. Cependant, réussir cette transition nécessite une préparation minutieuse, notamment sur le plan fiscal et administratif, afin d’éviter les pièges liés à la résidence fiscale et de profiter pleinement des opportunités offertes par les Émirats arabes unis.
Ce guide complet vous accompagne pas à pas pour sécuriser votre départ et votre installation en toute sérénité.
Contactez nous pour sécuriser votre expatriation fiscale et éviter tout redressement post-départ.
Comprendre le cadre fiscal France – Émirats arabes unis
Devenir non-résident fiscal français : conditions et pièges
Installer réellement son centre de vie à Dubaï
Documents requis pour l’expatriation à Dubaï
Visas et résidence à Dubaï : choisir le bon statut
Créer une société à Dubaï : optimisation et vigilance fiscale
Budget de vie à Dubaï : salaires, coût de la vie et package d’expatriation
Logement à Dubaï : loyer, charges et installation
Éducation et santé à Dubaï : écoles et accès aux soins
Revenus français conservés : ce qui reste imposé en France
Risque de contrôle fiscal et bonnes pratiques pour se protéger
Pourquoi s’expatrier à Dubaï en 2026–2027 ?
Dubaï attire chaque année davantage de Français en quête d’un nouveau départ. On estime que le nombre de Français, étudiants et expatriés présents à Dubaï dépasse les 30 000 à 35 000 résidents, illustrant la vitalité de cette communauté dans la ville. En 2025, le nombre de français aux Émirats arabes unis a fait de cette destination l’un des choix les plus prisées pour une expatriation. Le dynamisme économique, la sécurité remarquable et l’absence d’impôt sur le revenu personnel constituent une combinaison qui séduit cadres, entrepreneurs et retraités fortunés.
La diversité culturelle et l’esprit de communauté parmi les habitants de Dubaï favorisent l’intégration et la convivialité, que l’on soit nouvel arrivant ou résident de longue date. Pourtant, l’attrait du « zéro impôt » masque souvent une réalité plus complexe. Une expatriation réussie ne se résume pas à obtenir un visa et à s’installer au bord de mer. Elle exige une sécurisation fiscale rigoureuse, sans laquelle le projet peut se transformer en cauchemar administratif avec l’administration fiscale française.
La communauté française à Dubaï est particulièrement active et dynamique. À ses côtés, la communauté des expats bénéficie d’événements sociaux réguliers, comme des business-datings ou des rencontres thématiques, facilitant la socialisation et l’intégration, même pour les célibataires (speed-dating entre français expatriés).
Cet article est rédigé du point de vue d’un avocat fiscaliste français qui accompagne de nombreux clients aux Emirats chaque année. L’idée centrale : vous accompagner dans la compréhension des enjeux liés à la convention fiscale franco-émirienne et à la notion de résidence fiscale. Car vivre à Dubaï en toute sérénité implique de maîtriser les formalités des deux côtés. Si vous ressentez un doute ou une incertitude concernant votre installation, sachez que les informations présentées ici sont fiables et à jour pour vous guider sereinement. En revanche, rien ne remplacera la consultation fiscale pour répondre de manière précise à vos questions.
Si vous êtes cadre dirigeant, entrepreneur, consultant indépendant ou retraité envisageant une installation durable dans cette ville, ce guide vous donnera les informations essentielles pour avoir une première vision globale de votre projet d’expatriation.
Comprendre le cadre fiscal France – Émirats arabes unis
Avant tout changement de vie, il est indispensable de comprendre l’environnement fiscal qui régira votre situation. La France et les Emirats arabes unis ont signé une convention fiscale le 19 juillet 1989, entrée en vigueur au début des années 1990, dont l’objectif est d’éviter les doubles impositions et de prévenir les situations de non-imposition artificielle.
Voici les principes fondamentaux à retenir :
Les Émirats n’imposent pas les revenus des personnes physiques (salaires, dividendes, intérêts perçus localement).
La France applique un barème progressif sur le revenu pouvant atteindre 45 %, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux et le prélèvement forfaitaire unique sur certains revenus du capital.
La convention répartit le droit d’imposer selon la nature des revenus : les revenus immobiliers sont imposés dans le pays de situation du bien, les salaires dans le pays d’exercice de l’activité, les pensions selon des règles spécifiques.
Des clauses de non-discrimination protègent les ressortissants de chaque État contre un traitement fiscal défavorable.
Un point essentiel que beaucoup d’expatriés ignorent : la convention fiscale ne remplace pas la notion interne de résidence fiscale française définie à l’article 4 B du Code général des impôts (CGI). Autrement dit, vous devez d’abord cesser d’être résident fiscal français selon les critères du droit interne avant de pouvoir bénéficier pleinement du régime fiscal émirien.
Devenir non-résident fiscal français : conditions et pièges
L’erreur la plus fréquente dans une expatriation à Dubai est la « fausse expatriation ». Le contribuable pense sincèrement être devenu non-résident fiscal français, alors que l’administration fiscale le considère toujours comme résident. Cette situation peut entraîner un rappel d’impôt sur 10 années, assorti d’intérêts de retard et de majorations substantielles.
Les critères de résidence fiscale française (article 4 B CGI)
La France vous considère comme résident fiscal si vous remplissez l’un des critères suivants :
Votre foyer (conjoint, enfants) se trouve en France.
Votre lieu de séjour principal est en France (plus de 183 jours par an).
Votre activité professionnelle principale s’exerce en France.
Le centre de vos intérêts économiques (source principale de revenus, patrimoine) est situé en France.
La hiérarchie d’analyse
En cas de conflit entre les législations française et émirienne, la convention fiscale prévoit des critères de départage appliqués dans l’ordre suivant :
Foyer permanent d’habitation
Centre des intérêts vitaux (liens personnels et économiques les plus étroits)
Lieu de séjour habituel
Nationalité
Signaux d’alerte pour l’administration fiscale
Voici les éléments qui peuvent conduire la DGFIP à remettre en cause votre expatriation :
Conjoint et enfants restés en France, scolarisés dans une école française
Résidence principale conservée et non louée
Direction effective de sociétés françaises depuis le territoire national
Séjours en France supérieurs à 90-120 jours par an
Utilisation quotidienne de cartes bancaires françaises
Absence de preuve de présence effective à Dubaï
En cas de requalification, les sanctions peuvent être lourdes : intérêts de retard de 0,20 % par mois, majorations de 10 à 80 % selon la gravité du manquement, et des pénalités importantes en cas d’omission de déclaration de comptes ou biens à l’étranger.
Installer réellement son centre de vie à Dubaï
Pour un avocat fiscaliste, le terme « expatriation à Dubaï » signifie un transfert réel et documenté du centre de vie, pas une simple obtention de visa. La cohérence globale de votre situation est la clé pour résister à tout contrôle fiscal.
Les éléments concrets d’installation
Votre installation doit se matérialiser par :
La signature d’un contrat de location enregistré via le système Ejari (obligatoire à Dubaï) ou l’achat d’un bien immobilier
La fermeture ou la mise en location de votre résidence française (avec bail documenté)
La scolarisation des enfants dans une école de Dubaï (Lycée français Georges Pompidou, établissements britanniques ou IB)
L’obtention d’une ligne téléphonique locale, d’une connexion internet à votre nom
Limiter le temps passé en France
Conservez une trace objective de toutes vos présences :
Billets d’avion et cartes d’embarquement
Tampons d’entrée et de sortie sur passeport
Relevés d’utilisation de votre Emirates ID
Relevés bancaires faisant apparaître des dépenses localisées
Transférer vos intérêts économiques
Le déplacement du centre de vos intérêts économiques implique :
L’ouverture de comptes bancaires aux Émirats (Emirates NBD, HSBC, Mashreq)
La création ou le transfert de votre activité professionnelle à Dubaï
L’encaissement de vos salaires et dividendes sur des comptes émiriens
La souscription de contrats locaux (assurance, téléphonie, eau, électricité)
Documentez systématiquement votre dossier : baux, contrats de travail ou de management, factures, abonnements. Ces pièces constitueront votre preuve en cas de demande de l’administration fiscale française.
Documents requis pour l’expatriation à Dubaï
L’expatriation à Dubaï implique de rassembler un ensemble de documents indispensables pour garantir un départ sans accroc et une installation conforme aux exigences des Émirats arabes unis. Avant toute chose, il est impératif de disposer d’un passeport en cours de validité, couvrant toute la durée de votre séjour prévu. L’obtention d’un visa de résidence adapté à votre situation (salarié, entrepreneur, investisseur, retraité) constitue la pierre angulaire de votre projet : sans ce précieux sésame, il est impossible de travailler, de louer un logement ou d’ouvrir un compte bancaire à Dubaï.
Selon votre profil, d’autres formalités s’ajoutent : un contrat de travail signé avec une entreprise locale ou, pour les entrepreneurs, une licence commerciale délivrée par les autorités compétentes des émirats. Les expatriés doivent également préparer des documents personnels tels que les actes de naissance, de mariage, et, le cas échéant, les diplômes ou attestations professionnelles. Ces pièces doivent souvent être traduites en anglais ou en arabe et légalisées par apostille pour être reconnues par l’administration des Émirats arabes unis.
Il est vivement conseillé de se renseigner en amont sur les formalités spécifiques à votre cas, car chaque type de visa ou de statut de résidence peut exiger des justificatifs particuliers. Prendre le temps de vérifier la liste des documents requis et d’anticiper leur obtention vous évitera bien des désagréments à l’arrivée. Enfin, gardez à l’esprit que les autorités des émirats sont très attachées à la conformité administrative : un dossier incomplet ou mal préparé peut retarder, voire compromettre, votre installation à Dubaï.
Visas et résidence à Dubaï : choisir le bon statut
Le choix du visa de résidence est une étape stratégique de votre projet d’expatriation. Aux Émirats, le visa est désormais entièrement électronique et lié à votre Emirates ID, simplifiant considérablement les démarches.
Les principaux types de visas en 2026-2027
Type de visa
Durée
Conditions principales
Visa salarié
2 ans renouvelables
Contrat avec employeur local ou en free zone
Visa entrepreneur
2 à 5 ans
Création de société en free zone ou mainland
Golden Visa
10 ans renouvelables
Investissement immobilier ≥ 750 000 AED ou profil exceptionnel
Visa retraite
5 ans
Plus de 55 ans, revenus ou patrimoine minimum
Green Visa
1 an renouvelable
Freelance avec revenus > 360 000 AED/an
Visa télétravail
1 an
Emploi à distance pour entreprise étrangère
Pourquoi le visa est indispensable
Sans visa de résidence, vous ne pouvez pas, en principe, :
Obtenir votre Emirates ID (carte d’identité obligatoire)
Louer un logement à votre nom
Ouvrir un compte bancaire local
Souscrire une assurance santé émirienne
Cohérence entre visa et activité réelle
Le choix du visa doit correspondre à votre réalité économique. Créer une société « coquille vide » uniquement pour obtenir un visa, sans activité réelle, expose à des risques de requalification côté français et de non-renouvellement côté émirien.
Avant votre départ, vérifiez la compatibilité entre le type de visa choisi, l’activité que vous envisagez et les conséquences fiscales dans les deux pays.
Créer une société à Dubaï : optimisation et vigilance fiscale
De nombreux Français combinent leur expatriation avec la création d’une entreprise à Dubaï. Cette stratégie permet d’optimiser à la fois les revenus professionnels et les dividendes, à condition de respecter certaines règles.
Free Zone vs Mainland
Critère
Free Zone
Mainland
Propriété étrangère
100 % possible
100 % depuis 2021 pour la plupart des activités
Clientèle
Principalement internationale
Locale et internationale
Avantages fiscaux
Exonérations sous conditions
Régime standard
Contraintes
Activité limitée au périmètre de la zone
Plus de flexibilité commerciale
Le nouvel impôt sur les sociétés
Depuis 2023, les Émirats appliquent un impôt sur les sociétés de 9 % sur les bénéfices excédant 375 000 AED (environ 95 000 €). Malgré cette évolution, la pression fiscale reste nettement inférieure à celle de la France, où l’imposition des sociétés peut atteindre 25 % auxquels s’ajoutent les prélèvements sur les dividendes.
Les montages à éviter absolument
La Direction générale des finances publiques (DGFIP) surveille particulièrement :
Les sociétés enregistrées à Dubaï mais dont les décisions de gestion sont prises depuis la France
Les structures sans substance économique réelle (pas de locaux, pas de salariés, pas de clients)
Les flux de dividendes artificiels entre entités
En cas de contrôle, l’administration peut requalifier votre société en établissement stable français ou en société résidente fiscale française, avec toutes les conséquences fiscales que cela implique.
Avant tout projet de création, un audit par un conseil fiscal français est indispensable pour articuler correctement la structure de votre société, votre statut de dirigeant, les flux financiers et les obligations déclaratives.
Budget de vie à Dubaï : salaires, coût de la vie et package d’expatriation
Le coût de la vie à Dubaï est souvent sous-estimé par les candidats à l’expatriation. Il est essentiel d’analyser attentivement les chiffres relatifs aux salaires et au coût de la vie, car ces chiffres peuvent sembler élevés mais doivent toujours être contextualisés pour une compréhension financière précise. Voici des ordres de grandeur réalistes pour 2026-2027, en lien avec vos enjeux patrimoniaux.
Budget mensuel indicatif
Célibataire : 15 000 à 20 000 AED (3 800 à 5 000 €)
Famille avec deux enfants scolarisés : 35 000 à 45 000 AED (8 800 à 11 300 €)
Détail des principaux postes
Logement (loyer annuel payable en 1 à 4 chèques) :
Dubai Marina, Downtown, Palm Jumeirah : 120 000 à 250 000 AED pour un 2-3 chambres
Quartiers comme Mirdif, Jumeirah Village, Arabian Ranches : 80 000 à 150 000 AED
Scolarité annuelle :
Lycée français Georges Pompidou : 45 000 à 65 000 AED selon le niveau
Écoles britanniques ou IB : 50 000 à 100 000 AED
Santé :
Assurance privée obligatoire : 5 000 à 15 000 AED/an par personne
Transports :
Voiture quasi indispensable
Assurance auto : 2 000 à 5 000 AED/an
Péages Salik : 200 à 400 AED/mois
Essence : relativement bon marché
Négocier son package d’expatriation
Si vous êtes salarié, négociez les éléments suivants :
Prise en charge partielle ou totale du logement
Allocation pour les frais scolaires
Assurance santé familiale premium
Billet d’avion annuel vers la France
Indemnité d’installation
Ne vous focalisez pas uniquement sur le salaire brut : un package bien négocié peut représenter l’équivalent de 30 à 50 % de rémunération supplémentaire.
Lien avec la planification patrimoniale
L’absence d’impôt sur le revenu permet une capacité d’épargne significative. Profitez-en pour constituer un portefeuille financier ou immobilier solide, tout en sécurisant juridiquement cette épargne vis-à-vis de l’administration fiscale française (déclarations de comptes à l’étranger, structuration des investissements).
Logement à Dubaï : loyer, charges et installation
Le logement est un élément central de toute expatriation à Dubaï, tant pour le confort quotidien que pour la réussite de votre intégration. Le marché immobilier dubaïote est vaste et dynamique, offrant une grande diversité de quartiers, du luxe de Dubai Marina ou Palm Jumeirah à des zones plus familiales comme Mirdif ou Arabian Ranches. Les loyers varient fortement selon la localisation, la taille du bien et les prestations offertes : il est donc essentiel de définir vos priorités et votre budget avant de vous lancer dans la recherche.
À Dubaï, la pratique courante veut que le loyer soit payé en un à quatre chèques postdatés couvrant l’année entière, une spécificité à anticiper dans la gestion de votre trésorerie. Outre le loyer, il faut prévoir des charges supplémentaires : eau, électricité (DEWA), climatisation, frais de maintenance, et parfois des charges de copropriété. L’installation dans un nouveau logement implique également de souscrire à des services essentiels comme l’internet, la télévision et la téléphonie, souvent proposés en packages par les opérateurs locaux.
Les expatriés doivent être attentifs aux termes du contrat de location, notamment en ce qui concerne la durée, les conditions de renouvellement et les éventuelles pénalités en cas de départ anticipé. Il est recommandé de faire enregistrer le bail via le système Ejari, obligatoire pour toute location à Dubaï, afin de garantir la validité juridique du contrat. Enfin, n’hésitez pas à négocier certains aspects du bail, comme la prise en charge de petits travaux ou l’inclusion de certains équipements, pour optimiser votre installation et profiter pleinement de votre nouvelle vie aux Émirats arabes unis.
Éducation et santé à Dubaï : écoles et accès aux soins
Pour les familles expatriées à Dubaï, l’éducation et la santé sont des priorités absolues à intégrer dans le budget et l’organisation du quotidien. La ville propose un large choix d’écoles internationales, dont le Lycée français Georges Pompidou, ainsi que de nombreux établissements britanniques, américains ou suivant le programme IB. Il est important de visiter les écoles, de comparer les programmes et de s’informer sur les frais de scolarité, qui peuvent représenter une part significative du budget annuel des expatriés. Les listes d’attente étant parfois longues, il est conseillé d’entamer les démarches d’inscription dès que possible.
Côté santé, Dubaï bénéficie d’un système médical moderne et performant, avec des hôpitaux et cliniques privés réputés pour la qualité de leurs soins. Toutefois, l’accès à ces services a un coût : la souscription à une assurance santé privée est obligatoire pour tous les expatriés, et il convient de choisir une couverture adaptée à vos besoins et à ceux de votre famille. Certaines entreprises incluent l’assurance santé dans le package d’expatriation, mais il est essentiel de vérifier l’étendue des garanties (hospitalisation, soins courants, maternité, etc.).
Enfin, avant de s’installer, il est recommandé de se renseigner sur les vaccinations requises et les précautions sanitaires spécifiques à la région. Prendre le temps de bien préparer ces aspects vous permettra de profiter sereinement de votre vie à Dubaï, en toute sécurité pour vous et vos proches.
Revenus français conservés : ce qui reste imposé en France
Devenir résident fiscal à Dubaï ne signifie pas échapper totalement au fisc français. Si vous conservez des actifs en France, certains revenus resteront imposables sur le territoire national.
Revenus immobiliers français
Les loyers perçus d’un bien situé en France restent imposables en France, selon les règles du régime micro-foncier ou réel. De même, la plus-value réalisée lors de la vente d’un bien immobilier français est soumise à l’impôt français (19 % + prélèvements sociaux, avec abattements pour durée de détention).
Autres revenus de source française
Type de revenu
Traitement fiscal
Dividendes de sociétés françaises
Retenue à la source de 12,8 % (taux conventionnel possible)
Intérêts de comptes français
Généralement exonérés ou réduits selon convention
Assurance-vie (rachat)
Prélèvement forfaitaire selon les règles applicables
Pensions de retraite françaises
Imposables en France selon la convention
Anticiper avant le départ
Avant votre expatriation, il est important de réaliser une cartographie précise de votre patrimoine :
Biens immobiliers en France
Comptes bancaires et livrets
Participations dans des sociétés françaises
Contrats d’assurance-vie
Droits à pension
Cette analyse permettra d’anticiper la fiscalité future et, le cas échéant, de réorganiser certaines positions avant le départ (cession, donation, restructuration).
Risque de contrôle fiscal et bonnes pratiques pour se protéger
Depuis 2020, la DGFIP a intensifié ses contrôles ciblant les expatriations vers des juridictions à fiscalité faible ou nulle. Dubaï figure en bonne place sur la liste des destinations surveillées. Nous accompagnons régulièrement des français expatriés faisant l’objet de contrôles fiscaux. Les éléments suivants sont issus de nos observations dans nos dossiers :
Les principaux risques
Requalification de votre résidence fiscale (vous restez considéré comme résident français)
Remise en cause de la localisation de votre société (« société dirigée de France »)
Contestation de la cohérence des flux financiers entre vos différentes entités
Application de l’exit tax sur les plus-values latentes (pour les participations > 800 000 € ou > 50 % du capital)
Bonnes pratiques de documentation
Pour vous protéger efficacement :
Conservez toutes les preuves de présence à Dubaï (factures, relevés Emirates ID, contrats locaux)
Gardez une copie de votre bail Ejari et des quittances de loyer
Limitez et comptabilisez précisément vos séjours en France
Préparer un dossier de résidence fiscale
Constituez un dossier comprenant :
Mémo de situation personnelle et professionnelle (que nous réalisons afin de sécuriser votre résidence fiscale. Il s’agit des règles à suivre, des pièges à éviter, et des dernières jurisprudences françaises ayant permis à l’administration fiscale de remettre en cause la résidence fiscale de l’expatrié. En étant bien accompagné et informé, vous ne commettrez pas d’erreur remettant en cause votre résidence fiscale.)
Analyse de votre situation au regard de la convention fiscale franco-émirienne
Contrat de travail ou de management à Dubaï
Organigramme de vos sociétés
Attestations bancaires des comptes émiriens
Preuves de déplacement et de présence
Ce dossier, préparé avec l’aide d’un avocat fiscaliste français, sera votre meilleure protection en cas de demande d’information de l’administration.
Vie quotidienne à Dubaï : avantages, limites et adaptation culturelle
Dubaï est une ville ultramoderne, mais elle conserve des règles culturelles et religieuses spécifiques que tout le monde doit respecter. Il est essentiel de comprendre la différence entre la culture occidentale et la culture orientale à Dubaï, et de respecter les coutumes locales, notamment en matière d’habillement et de comportement, afin de réussir son intégration. La réussite de votre expatriation dépend aussi de votre capacité d’adaptation.
Les avantages de la vie à Dubaï
Sécurité exceptionnelle (taux de criminalité parmi les plus bas au monde)
Infrastructures de santé et d’éducation de haut niveau
Centres commerciaux et activités de loisirs variées
Diversité des communautés (plus de 200 nationalités, 88 % d’expats)
Météo agréable d’octobre à avril
Proximité de nombreuses destinations (Europe à 6h, Asie à 4h)
Opportunités professionnelles dans un environnement international
Les inconvénients à anticiper
Chaleur extrême de juin à septembre (40-45°C, humidité élevée)
Coût de la vie élevé, surtout pour le logement et la scolarité
Dépendance quasi totale à la voiture pour les déplacements
Chantiers permanents et trafic dense aux heures de pointe
Environnement parfois perçu comme artificiel (« ville carte postale »)
Éloignement de la famille et des amis restés en Europe
Code de conduite et adaptation culturelle
Respectez les codes locaux :
Tenue vestimentaire correcte dans les centres commerciaux et lieux publics
Encadrement strict de la consommation d’alcool (uniquement dans les établissements licenciés)
Respect particulier pendant le mois du Ramadan
L’eldorado fiscal ne fait pas tout : la réussite d’une expatriation repose aussi sur l’adhésion de toute la famille au mode de vie local et au rythme de travail soutenu qui caractérise Dubaï.
Transports, loisirs et sécurité à Dubaï
Dubaï est une ville où la mobilité et la qualité de vie sont au cœur du quotidien des expatriés. Pour se déplacer, la ville offre un réseau de transports en commun moderne et efficace, comprenant métro, bus et tramway, qui desservent les principaux quartiers et centres commerciaux. Les taxis sont omniprésents et abordables, tandis que les applications mobiles comme Uber et Careem facilitent les déplacements à toute heure. Toutefois, la voiture reste le moyen de transport privilégié pour de nombreux expatriés, en raison de l’étendue de la ville et de la flexibilité qu’elle offre.
Côté loisirs, Dubaï ne manque pas d’activités pour tous les goûts : plages, sports nautiques, golf, parcs d’attractions, musées, galeries d’art, et bien sûr, une multitude de centres commerciaux emblématiques où l’on peut aussi bien faire du shopping que profiter de restaurants et d’aires de jeux pour enfants. La ville propose également de nombreux événements culturels et sportifs tout au long de l’année, renforçant son image de destination dynamique et cosmopolite.
La sécurité est l’un des grands atouts de la vie à Dubaï. Le taux de criminalité y est extrêmement bas, et les expatriés peuvent profiter d’un environnement serein, de jour comme de nuit. Il convient néanmoins de rester vigilant, notamment dans les lieux très fréquentés, et de respecter les lois et coutumes locales pour éviter tout désagrément. En adoptant une attitude respectueuse et en restant attentif à son environnement, chacun peut profiter pleinement de la vie et des opportunités qu’offre cette ville unique des Émirats arabes unis.
Se déplacer à Dubaï
Se déplacer à Dubaï est une expérience à part entière, tant la ville combine modernité et diversité des moyens de transport. Les expatriés peuvent opter pour la voiture personnelle, très répandue grâce à un réseau routier de qualité, mais il est indispensable de bien connaître le code de la route local et de respecter les limitations de vitesse, sous peine d’amendes salées. Pour ceux qui préfèrent éviter la conduite, le métro de Dubaï, climatisé et ponctuel, relie les principaux quartiers d’affaires, résidentiels et de loisirs, tandis que les bus et tramways complètent l’offre de transport public.
Les applications mobiles telles qu’Uber et Careem sont devenues incontournables pour organiser ses déplacements en toute simplicité, offrant une alternative fiable aux taxis traditionnels. Il est conseillé de planifier ses trajets, surtout aux heures de pointe où la circulation peut être dense, afin d’optimiser son temps et de profiter pleinement de son séjour à Dubaï. Enfin, la sécurité routière est une priorité dans la ville : le respect des règles de circulation et la prudence sont essentiels pour garantir des déplacements sereins et profiter de tout ce que Dubaï a à offrir aux expatriés.
Étapes clés pour sécuriser son projet d’expatriation à Dubaï
Pour conclure ce guide, voici une checklist récapitulative des étapes à suivre pour transformer votre projet en réalité sécurisée.
Avant le départ (en France)
Réaliser un audit fiscal et patrimonial complet avec un avocat fiscaliste
Choisir le type de visa adapté à votre situation (salarié, entrepreneur, investisseur, retraité)
Préparer et faire légaliser les documents nécessaires (actes d’état civil, diplômes, statuts de société) via apostille
Organiser le patrimoine immobilier français (vente, location, donation)
Effectuer la déclaration de changement d’adresse fiscale
Informer banques, assureurs et organismes de retraite de votre futur statut de non-résident
Anticiper l’exit tax si vous détenez des participations significatives
À l’arrivée à Dubaï
Finaliser l’obtention du visa et de l’Emirates ID
Ouvrir un compte bancaire local
Signer un contrat de location enregistré via Ejari (ou finaliser l’achat immobilier)
Souscrire une assurance santé conforme aux exigences locales
Inscrire les enfants dans une école de Dubaï
Obtenir un permis de conduire émirien (échange possible pour les Français)
S’inscrire au consulat de France à Dubaï ou Abu Dhabi
En continu
Documenter systématiquement votre présence à Dubaï
Limiter et tracer vos séjours en France
Tenir à jour votre dossier de résidence fiscale
Effectuer les déclarations françaises obligatoires (comptes étrangers, revenus de source française)
Revoir votre situation avec votre conseil fiscal si celle-ci évolue
L’accompagnement professionnel : une priorité
Une expatriation à Dubaï représente une question complexe qui mêle droit fiscal français, droit des affaires émirien, gestion patrimoniale et organisation familiale. Les réponses à vos interrogations ne se trouvent pas dans un simple article : chaque cas est unique.
Il est essentiel de se faire accompagner par un avocat fiscaliste français expérimenté dans les expatriations vers les Émirats. Notre cabinet d’avocats fiscalistes met à votre disposition son expertise pour articuler les enjeux de résidence fiscale, de convention internationale et de structuration patrimoniale. Nous vous aidons ainsi à profiter durablement des avantages de Dubaï, en limitant les risques de requalification fiscale et juridique.
En résumé : L’expatriation à Dubaï offre des opportunités fiscales et professionnelles exceptionnelles, mais elle exige une préparation rigoureuse. Ne laissez pas l’attrait du « zéro impôt » vous faire négliger les réalités juridiques. Sécurisez votre départ, documentez votre installation, et construisez un dossier solide avec l’accompagnement de notre cabinet. C’est à ce prix que votre nouvelle vie aux Émirats sera sereine et pérenne.