Imposition Dubaï : les spécificités
Dubaï est souvent perçu par les Français comme un paradis fiscal, qui les attire de plus en plus. La ville séduit de nombreux entrepreneurs et investisseurs grâce à son environnement économique dynamique et son système fiscal attractif. Chaque année, Dubaï attire ainsi des milliers d’expatriés désireux de profiter de ces avantages.
Dubaï offre également un niveau de vie élevé, une infrastructure moderne et un environnement politique stable. Cependant, la réalité du coût de la vie à Dubaï doit être prise en compte : les dépenses liées au logement, à la santé et à l’éducation peuvent être particulièrement élevées.
Attention, malgré les avantages fiscaux, il est essentiel d’anticiper ces dépenses et de bien préparer son projet d’expatriation. La décision de s’installer à Dubaï doit être mûrement réfléchie, en faisant appel à des spécialistes si besoin, afin de bien comprendre la raison de ce choix et d’optimiser sa situation en toute légalité. Non seulement pour fuir une fiscalité élevée, mais aussi pour profiter d’un meilleur pouvoir d’achat.
Impôt sur le revenu à Dubaï
À Dubaï, il n’existe tout simplement pas d’impôt sur le revenu : ni les citoyens ni les expatriés ne sont soumis à l’impôt sur le revenu, ce qui constitue un avantage fiscal majeur. En plus, il n’y a aucune cotisation sociale obligatoire, contrairement à ce qui est pratiqué en France. Cela signifie que les travailleurs et les entreprises peuvent maximiser leurs revenus nets. Toutefois, citoyens et expatriés doivent anticiper des dépenses personnelles importantes, notamment pour le logement, la santé et l’éducation, en raison de l’absence d’un système de protection sociale comparable à la France.
Impôt sur les sociétés à Dubaï
À Dubaï, l’impôt sur les sociétés s’applique à toutes les entreprises, quelle que soit l’origine de leurs revenus. Le taux est de 0 % pour les bénéfices annuels inférieurs à 375 000 AED (environ 93 000 €).
Au-delà de ce seuil, un taux de 9 % est appliqué sur la partie excédentaire. Ceci concerne toutes les entreprises situées sur le territoire principal de Dubaï (Mainland).
Certaines entreprises, notamment celles établies en Freezone, peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur les bénéfices, sous conditions. Toutefois, si ces entreprises en Freezone travaillent avec des entreprises du Mainland et que leurs gains dépassent 375 000 AED, elles doivent alors s’acquitter d’un taux de 9 %.
Ce nouveau taux d’imposition de 9 % est entré en vigueur à partir du 1er juin 2023. Bien qu’il soit une nouveauté, il demeure nettement inférieur au taux pratiqué en France (25 %).
Par ailleurs, les entreprises doivent s’enregistrer à la TVA si leur chiffre d’affaires taxable dépasse 375 000 AED par an.
La TVA à Dubaï
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à Dubaï est fixée à seulement 5 %, un taux nettement inférieur au taux de 20 % (standard) appliqués en France. Bien que son fonctionnement soit similaire, toutes les entreprises ne sont pas obligées de la collecter.
En effet :
- Les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 375 000 AED (environ 87 000 €) sont obligées de collecter la TVA.
- La collecte est optionnelle pour celles ayant un chiffre d’affaires compris entre 187 500 AED et 375 000 AED.
- Les entreprises réalisant moins de 187 500 AED de chiffre d’affaires ou opérant en zones franches sont exonérées de cette obligation.
L’impôt sur les dividendes
À Dubaï, il existe une exonération totale d’impôt sur les dividendes, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. Ceci renforce encore plus l’attractivité des Émirats qui est considéré comme un paradis fiscal attractif.
S’expatrier aux Émirats Arabes Unis (EAU) peut offrir de nombreux avantages fiscaux, mais cela nécessite une préparation rigoureuse pour éviter des litiges avec l’administration fiscale française ou des conséquences patrimoniales regrettables car imprévues.