Label de musique : comment ça marche ?

Label de musique : s’informer avant de signer

Vous avez pour ambition de vous lancer dans la musique ? Vous ne savez pas s’il est préférable de se lancer seul ou avec un label de musique ? Nous vous apportons quelques éléments de réponses.

Vous avez sans doute déjà entendu parler de maisons de disques ou vu un label sous les noms de vos artistes préférés sur YouTube ou sur des chaînes de musique, tels que Sony Music Entertainment, Warner Music Group (WMG) ou Universal Music Group (UMG).

En effet, un label désigne l’étiquette commerciale déposée par une société chargée de produire de la musique (société de production ou maison de disque).

Si vous souhaitez savoir comment créer son label de musique, n’hésitez pas à consulter cet article expliquant les différentes étapes pour y parvenir.

Avocats en droit de la musique à Paris, nous pouvons vous accompagner dans la création et le développement de votre label et vous aider à contractualiser vos relations avec les différents acteurs du monde de la musique.

Qu’est-ce qu’un label de musique ?

Le terme label de musique ou plus précisément label discographique vient du mot anglais label qui signifie « étiquette ». Il s’agit d’une société commerciale associée à la vente de morceaux de musique et de vidéoclips.

Régulièrement appelée « maison de disque », le label est chargé de produire, éditer et distribuer les enregistrements des artistes.

Aussi, les artistes, chanteurs, musiciens souhaitant diffuser leur création font souvent appel à une maison de disques et concluent un contrat d’artiste avec un label de musique.

Par ce contrat, l’artiste accepte de céder les droits d’exploitation qu’il détient sur son œuvre à la société de production de musique détenant le label de musique.

Une petite nuance est à apporter, toutefois, entre un label de musique et une maison de disques. En effet, un label désigne le nom de l’entreprise tandis que la maison de disques en est l’activité.

Vous l’aurez donc bien compris, un label de musique est en réalité une marque, une étiquette et le nom d’une société. Il existe deux catégories de labels de musiques :

  • Label de musique major : il s’agit des labels de musiques internationaux regroupant de trois labels importants (Universal Music, Sony Music et Warner music) ;
  • Label de musique indépendant : à côté de ces géants de la musique, se trouvent des labels indépendants qui ne dépendent pas des majors de l’industrie de disque tant sur le plan artistique que financier. De nombreux labels de musique indépendants ont été de grands succès tels que Chance the Rapper ou Jul. Ces derniers représentent plus de 90% de l’industrie musicale française. Ainsi, de plus en plus d’artistes créent leur propre label pour gagner en autonomie.

Bon à savoir : Il arrive souvent que des petits labels soient rachetés par des grands groupes. Tel a notamment été le cas de la Motown, qui a été rachetée par le géant Universal Music. Il est également courant que les maisons de disques qui grossissent mettent en place des sous-labels qui peuvent se spécialiser dans différents genres. Vous trouverez une maison de disque ou un label partout en France (Def Jam France, Warner Music France, etc.) en fonction de votre style musical.

À quoi sert un label de musique ?

Rôles et missions d’un label de musique

Un label est généralement une entreprise qui a pour objet social la fabrication, l’édition, la production et la commercialisation d’œuvres musicales.

Véritable acteur de la création musicale, les labels ont pour rôle principal de faire émerger de nouveaux talents et la production musicale d’un album, d’une compilation ou d’une comédie musicale.

En réalité, un label est chargé de « vendre de la musique ».

Le label est également chargé de produire un artiste et de promouvoir son œuvre musicale jusqu’à la campagne de communication du disque. Il peut aussi avoir pour fonction le management de l’artiste.

Les relations entre un label de musique et un artiste peuvent prendre diverses formes et les contrats peuvent varier. Leurs relations peuvent porter sur la vente de musique, l’organisation de concerts, festivals, ventre de produits dérivés…

En effet, les services proposés par les labels peuvent différer. Par exemple, certains peuvent décider de s’occuper de produire, distribuer ou d’éditer alors que d’autres choisiront d’écrire ou de composer uniquement. Il est donc important de savoir ce que l’on attend réellement d’un label avant de signer.

Les labels ont également un rôle de gardiens du patrimoine de l’artiste et garantissent le respect du droit d’auteur de l’œuvre musicale.

Bon à savoir : les recettes perçues grâce à l’œuvre musicale seront également partagées avec le producteur. Il est important de prévoir les modalités du partage des revenus par un contrat.

Travailler dans un label de musique

Vous pouvez ne pas avoir la voix de Mariah Carey et ne pas être un as du solfège et pourtant vouloir accompagner les personnes qui le sont !

En effet, si vous aimez la musique et que vous souhaitez la mettre au cœur de votre vie tout en gagnant loyalement votre pain, une grande variété de métiers du management dans le domaine de la musique existe : éditeur, compositeur, organisateur de tournée, manager d’artiste, etc.

Vous pouvez donc intégrer un label de musique à Paris et bien évidemment, partout en France.

Un artiste doit-il toujours avoir un label de musique ?

Tout artiste voulant se lancer dans la musique se pose forcément la question : signer un label de musique ou non ?

Se lancer sans label de musique

Avec l’avancée des technologies, le « Do it Yourself »(DIY) est de plus en plus convoité par les artistes souhaitant créer et distribuer seuls leur musique.

En effet, il est possible de se lancer seul et réussir à se faire un nom en gérant, par exemple, sa présence sur les réseaux sociaux. Cela demande certainement plus d’efforts, de connaissances et surtout certains moyens financiers, mais ça n’est pas impossible.

Néanmoins, se lancer seul dans une carrière musicale présente évidemment certains risques qu’il ne faut négliger.

L’artiste indépendant devra lui-même gérer l’intégralité de son business musical, tant sur le plan juridique que fiscal.

Signer un contrat avec un label de musique

Lorsqu’un artiste débute dans le milieu de la musique, il peut être plus opportun pour lui de se tourner vers un label car ce dernier prendra les risques à la place de l’artiste.

Il faudra toutefois faire très attention à la rédaction du contrat contrat avec la maison de disques, sous peine de découvrir, avec frayeur, que vous êtes devenu son esclave…

Les labels sont généralement ceux qui choisissent les artistes à produire. Ils aident l’artiste à décoller et à lui faire un nom dans l’industrie musicale.

Le label prend en charge le marketing, la promotion ou encore la distribution des titres de l’artiste. Généralement, les labels ont les ressources financières et logistiques nécessaires pour subvenir aux besoins de l’artiste.

Contacter un label permet de bénéficier de son réseau et de sa notoriété. Ainsi, si vous souhaitez passer à la radio, un label de musique pourra plus facilement réaliser ce souhait que si vous êtes indépendant.

Néanmoins, un contrat de label peut entraîner une perte quasi totale de liberté sur son image ou ses créations car le contrat peut prévoir que l’artiste concède les droits d’exploitation de son œuvre au producteur.

En outre, le contrat peut également prévoir un partage de rémunération très inégalitaire. C’est ici que l’avocat à son rôle à jouer : il sécurisera votre relation contractuelle et votre liberté envers le label.

Mise en ligne : 25 février 2021

Rédacteur : Irem Sert, diplômée de l’Université CY Cergy Paris. Sous la direction de Maître Elias BOURRAN, Avocat au Barreau de Paris et Docteur en droit.

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